Développement durable : origines

Rapport Meadows

Le Club de Rome (créé en 1968) rendait public, en mars 1972, le rapport Meadows titré sous forme interrogative en français Halte à la croissance? Ce rapport avait été commandé au Massachusetts Institute of Technology (MIT) en 1970.

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Cinquante ans après, la réponse à la question Halte à la croissance? est : construisons le système de l’économie circulaire.

Rapport Brundtland

En 1987, l’ONU publiait le rapport, Notre avenir à tous, appelé le Rapport Brundtland, du nom de la présidente du comité de rédaction, ancienne première ministre de Norvège. En bref, le rapport constate que notre civilisation industrielle, qui produit les modes de production, de transformation et de consommation que nous connaissons, détruit la nature. Ce type d’économie, que nous appelons aujourd’hui l’économie linéaire, produit de la richesse, entraine des inégalités et prévoit un avenir difficile pour les générations futures.

Le rapport Brundtland propose que les états adoptent des politiques permettant de protéger l’environnement et de réduire les inégalités sociales et s’assurent ainsi une qualité de vie pour des générations futures. Pour sortir du modèle de croissance encore dominant, il propose que les acteurs du développement adoptent des politiques de développement durable.

L’adoption, par l’ONU, de la notion de développement durable provoqua l’émergence de courants de pensée innovateurs avec des pratiques innovantes dans le but de protéger l’environnement. Ces conceptions et ces pratiques constituent aujourd’hui autant de voies de passage entre l’économie linéaire et l’économie circulaire qui vise à réduire la consommation des ressources naturelles et les émissions des gaz à effet de serre.

De  plus, ce rapport donne une légitimité, un élan à plusieurs promoteurs qui réalisent, depuis plusieurs années, des projets de développement durable avant que cette notion soit reconnue par tous.

Au Québec, notamment, nous pensons à l’entreprise Gaudreau environnement qui acheta son premier camion en 1958, à Norman-Maurice, laquelle transaction jeta les bases des centres de formation en recyclage (CFER) dans les années soixante-dix.

Au Danemark, les premiers contrats symbiotiques se signèrent en 1970, entre la ville de Kalundborg et une entreprise.

En Chine, un groupe d’étudiants ont implanté, au début des années soixante-dix, les premières entreprises symbiotiques à Wudi, lesquelles entreprises forment, en 2014, trois chaines symbiotiques reliant 52 entreprises et embauchant 7 000 travailleurs.