De l’économie linéaire à l’économie circulaire

Comment passe-t-on de l’économie linéaire que nous connaissons, à l’économie circulaire.

La réponse se trouve dans la définition des besoins d’une entreprise, d’un parc industriel, d’une région, d’une ville et d’un pays. C’est là que se construisent les voies de passage de l’économie linéaire, qui repose sur le principe d’exploiter sans limite les ressources, à l’économie circulaire qui repose sur le principe de réintroduire dans le cycle de production, de distribution et d’utilisation les matières et produits autant de fois que cela est possible (Le Moigne).

La puissance du dynamisme d’implantation de l’économie circulaire dépend de cette capacité à la fois individuelle et collective de renforcer graduellement les conditions-cadres nécessaires à son émergence et à son implantation.

L’établissement du passage de l’économie linéaire à l’économie circulaire est de ce fait diversifiée, car il se doit de répondre aux besoins des collectivités, des entreprises, des pays, des villes et des régions, pour être efficace.

Besoins des villes et des régions du Québec

Les principaux besoins des villes et des régions du Québec sont :

  • la création d’entreprises à valeur ajoutée;

  • l’amélioration de la compétitivité des entreprises existantes;

  • la création d’entreprises d’économie sociale;

  • l’amélioration de leur capacité de se développer par le transfert de ressources des gouvernements du Québec et du Canada au profit des villes et des régions pour, notamment, l'implantation de l'économie circulaire.

Ces besoins correspondent à ceux exprimés, depuis plus de vingt ans (si on exclut l’économie circulaire), par les regroupements des municipalités comme l’Union des municipalités du Québec (UMQ) et la Fédération des municipalités du Québec (FMQ).

Besoins des pays émergents

Quant aux besoins des pays émergents, ils se réfèrent notamment à l’urgence de lutter contre les causes et les conséquences des changements climatiques et à la nécessité d’avoir des technologies propres. Ces besoins ont été maintes fois exprimés lors des conférences internationales sur le climat, organisées par l’ONU.