Colloque 2012

« Il est plus important d’investir dans les ressources humaines que dans les ressources naturelles. C’est la seule manière de sortir du « sous-développement tranquille » dans lequel nous avons le sentiment de nous enliser. » Traduction libre de Pierre Racicot à la suite de l’allocution de Monsieur Jean-Guy Paquet lors du Colloque Les régions à l’heure des changements climatiques et des pays émergents organisé par le Mouvement Régions et Villes Innovantes (MRVI). Le constat de M Jean-Guy Paquet a été le plus spectaculaire du colloque tenu à Québec le 2 février 2012. Cet événement donne naissance à VRIc un an plus tard.

Section 1 : Citations


Vous trouverez deux sections : vous êtes déjà dans celle des citations, suivies des conférences en format pdf.

Jean-Paul L'Allier« Lorsqu’on parle d’innovation, on parle de personnes, pas de système. Les systèmes ne sont pas innovateurs. Les gens le sont. Ils peuvent avoir à transformer le système pour que leurs innovations, leurs idées avancent, se concrétisent. Elles sontmotivées par la vision qu’elles ont de l’avenir de leur secteur de responsabilité qu’elles ont de leur groupe, de leur société, de leur communauté ou de leur entreprise. Ces personnes veulent faire en sorte de regrouper en un faisceau des ressources dont on dispose dans une région ou dans une ville pour que ce faisceau soit à son tour lieu principal d’alimentation du progrès. » Traduction libre de Pierre Racicot à la suite de l’allocution de Monsieur Jean-Paul L’Allier lors du Colloque.

« Pour créer notre économie propre, deux processus doivent être lancés. Le premier consiste à connaître les opportunités offertes par les marchés des pays émergents notamment. Le second oblige les régions du Québec et le Québec à identifier ses trois atouts permettant de choisir sa force économique à construire: 1- son environnement naturel; 2- son environnement industriel; 3- son savoir, ses expertises. » Traduction libre de Pierre Racicot, à la suite d’une intervention de Monsieur Denis Leclerc lors du colloque.



« Dans le contexte de la montée des pays démocratiques d’Asie, par exemple, il est nécessaire de rendre plus fortes nos villes et nos régions. Pour y arriver, nous devons modifier aussi les Rôles de l’État en lui attribuant les caractéristiques suivantes :
a. Programmeur pour s’assurer de la mise en œuvre d’une stratégie de R&D s’étalant sur une période de 15 ans.
b. Protecteur pour protéger les compagnies naissantes et stratégiques pour le développement du Québec et des régions.
c. Promoteur pour positionner dans le monde les forces (Made in Québec) de notre économie propre des régions et du Québec.
d. Producteur pour mettre en valeur les secteurs stratégiques et structurants pour le développement du Québec et de ses régions. » Traduction libre de Pierre Racicot, à la suite d’une intervention du professeur Zhan Su lors du colloque.

« Les cégeps et les centres de transfert technologique qui réalisent des technologies applicables sont d’une pertinence inégalée en Amérique du Nord pour répondre aux besoins technologiques des pays aux économies émergentes. » Traduction libre de Pierre Racicot, à la suite d’une intervention de Monsieur Daniel Guay lors du colloque.





     

Paul Fortier, Ph.D., Vice-recteur à la recherche et à la création, Université Laval. « Des chercheurs de l’Université Laval sont en train de mettre au point les bases de l’économie propre du Québec. Les procédés et les technologies prometteuses sont :

  1. Procédés et matériaux pour les énergies durables;

  2. Polymères photoactifs;

  3. Hydroliennes à ailes oscillantes;

  4. Bornes de recharge pour véhicules électriques;

  5. Stockage d’énergie par volant d’inertie pour bornes de recharge ultrarapide des véhicules branchables;

  6. Gestion et opération des stations d’épuration : le cas des stations par biofiltration;

  7. Surveillance et gestion de la qualité de l’eau potable;

  8. Modélisation de la qualité de l’eau;

  9. Récupération de rejets thermiques et intégration thermique dans les alumineries;

  10. Nouvelle méthode de conception de poêles à bois pour réduire les particules et des GES;

  11. Marais filtrants pour purifier les effluents de serre;

  12. Influence de la régie de fertilisation de la pelouse sur le ruissellement de l’eau et sur la pratique de l’herbicyclage;

  13. Irrigation de précision;

  14. Réduction des émissions de fertilisants dans l’environnement et accroissement de la vitesse des échanges d’éléments nutritifs par une régie optimale d’irrigation de la tomate de serre biologique;

  15. Détection de mauvaises herbes pour traitement ponctuel en agriculture;

  16. Biofongicides;

  17. Amélioration de la qualité des huiles pyrolytiques par un procédé de pyrolyse éclair couplé à un prétraitement de torréfaction de la biomasse forestière;

  18. Valorisation des lignines industrielles dans les nouveaux biocomposites;

  19. Valorisation de biomasses à faibles intrants pour une production durable de biocarburant;

  20. Biodiésel dérivé de microalgues;

  21. Production de biocarburant à partir des déjections animales dans un contexte d’agriculture durable;

  22. Réparation durable et l’entretien optimisé des infrastructures en béton. Traduction libre par Pierre Racicot d’un extrait de la conférence de Monsieur Paul Fortier lors du colloque.

«  Le défi des coopératives est de toujours être à l’écoute des besoins de ses membres et du monde extérieur. Nous pouvons parvenir à nous ouvrir à l’extérieur, à l’innovation en créant des interfaces avec les chercheurs universitaires, par exemple. » Traduction libre de Pierre Racicot à la suite de l’allocution de Mme Hélène Simard lors du Colloque.




« La “fierté retrouvée” depuis 2008 est entretenue par les médias et par la quantité de petits et grands projets lancés par l’administration municipale. Pour distinguer ce qui est apparence (image) et réalité, nous pouvons utiliser deux processus de réflexion. Le premier consiste à se poser deux questions : pour quel projet le maire utilise-t-il sa marge de manœuvre financière? Dans quel pays et pour quel projet le maire va-t-il en tant qu’ambassadeur de la ville? Le second processus consiste à suivre le dénouement de l’histoire des petits et grands projets. » Traduction libre de Pierre Racicot à la suite de l’allocution de Monsieur François Demers lors du Colloque.



« La Chine est devenue le numéro 1 mondiale dans la production d’éolienne et de panneaux solaires. Ces progrès ont été préparés et pensés depuis longtemps. Ces progrès sont les précurseurs de ce que des Chinois appellent : la civilisation écologique. Dans ce contexte et celui de la mondialisation, les villes et les régions du Québec doivent devenir proactives. L’une des manières de maîtriser l’avenir est de diversifier nos économies afin qu’elles deviennent des productrices de technologie propre pour elles-mêmes et pour les marchés émergents.

Pour réussir, les régions et les villes doivent devenir le centre des décisions qui les concernent et inities des concertations avec les gouvernements, les partenaires socio-économiques et les entreprises pour construire cette économie à valeur ajoutée avec tout ce qui cela implique et ce qui s’ensuit pour que chacune puisse partir ensemble “à son compte”, pour créer son histoire. » Extrait du discours de bienvenue.




Section 2 : Les conférences


Pierre Racicot, Ph. D.

Depuis 2007, Pierre Racicot est président et fondateur de Ligne directe Québec – Chine enr.. Sociologue, sa thèse de doctorat obtenu à l’Université Laval est publiée aux éditions L’Harmattan, à Paris, sous le titre : Développement et régionalisation au Québec ; Le temps du repli de l’État – nation. Il a travaillé, de 1975 à 1987, à l’Association coopérative d’économie familiale de Québec, ainsi qu’à la Fédération nationale des associations de consommateurs du Québec, de 1975 à 1987. Il a rédigé l’étude : Libre-échange Canada – États-Unis. Outils pour une décision. De 1988 à 2001, il fut directeur – général du Conseil régional de concertation et développement de la région de Québec. À ce titre, il fut administrateur du Fonds d’aide aux entreprises (FAE, 1995), du groupe Initiative de concertation sur l’avenir de l’industrie maritime de la région de Québec et Chaudière Appalaches et du Groupe pour le rayonnement international de la région de Québec (1995). Membre fondateur du Rassemblement populaire de Québec, il participa aux élections de 1977 et de 1981 à titre de candidat à la mairie de la Ville de Québec.

Mot d’ouverture, On part à notre compte disponible ici en format PDF.


Daniel Guay, Conseiller en éducation supérieure internationale

Depuis 2009, M. Daniel Guay est consultant privé et associé senior auprès de CONAHEC (Consortium for North American Higher Education Collaboration) et récipiendaire du Prix Manuel T. Pacheco 2010 pour la mise sur pied de cette organisation non gouvernementale (ONG) internationale. Au plan de sa carrière professionnelle, il a été adjoint exécutif au président de l’Université du Québec, conseiller senior au Bureau international et chef des opérations au Service des ressources pédagogiques de l’Université Laval. Spécialisé en internationalisation d’institutions d’éducation supérieure et en production multimédia, il a collaboré avec les principales agences gouvernementales, ONG et associations internationales en matière de partenariats, de mobilité et d’internationalisation de leur mission via des ateliers et conférences sur la planification stratégique, le développement d’initiatives spécifiques, le financement et la gestion de projets dans les Amériques et en Europe. Il a collaboré à l’ouvrage “The BIG Guide to Living and Working Overseas”.

L’ introduction au colloque est disponible ici en format pdf.


Jean-Guy Paquet, Ph. D., Recteur de l’Université Laval (1977-1987)

Ingénieur, détenteur d’un doctorat en génie électrique de l’Université Laval. Durant son mandat de recteur de l’Université Laval de 1977 à 1987, Jean-Guy Paquet met sur pied la Commission sur l’avenir de l’Université Laval, crée le Bureau de valorisation de la recherche et met sur pied un budget spécial de recherche et un fonds de soutien pour les étudiants au doctorat. Il réalise une grande campagne de souscription de 42 M$ permettant la construction des pavillons La Laurentienne, J.-A.-De Sève et Alphonse-Desjardins. À titre de recteur, il fut, notamment, vice-président de l’Association des universités de la Francophonie, représentant des universités canadiennes à la commission de l’UNESCO, membre du programme sur la gestion universitaire de l’OCDE. Il fut membre du Comité consultatif national des sciences et de la technologie auprès du Premier ministre du Canada. Il est toujours impliqué à l’Institut national d’optique dont il est à l’origine en 1985, puis, en 1994, le président-directeur général et, en 2005 président du conseil d’administration.

Résumé de la présentation de Jean-Guy Paquet Démarrage de la région High Tech disponible ici en format PDF.


Paul Fortier, Ph.D., Vice-recteur à la recherche et à la création, Université Laval.

Diplômé au baccalauréat et à la maitrise en génie électrique de l’Université Laval, titulaire d’une maîtrise en statistiques et d’un doctorat en génie électrique de l’Université Stanford, Paul Fortier a débuté sa carrière en tant que professeur-chercheur au Département de génie électrique de l’Université Laval en 1989. De 1991 à 1996, il a été directeur du programme de baccalauréat en génie informatique. De 1997 à 2003, il a assuré la direction du Département de génie électrique et de génie informatique et a occupé le poste de vice-doyen au développement et à la recherche à la Faculté des sciences et de génie de l’Université Laval jusqu’en 2007. Par la suite, M. Paul Fortier occupe le poste de vice-président aux affaires scientifiques et aux partenariats au Fonds Nature et Technologies jusqu’en 2009. En juillet 2010, il est nommé au poste de vice-recteur à la recherche et à la création à l’Université Laval, succédant ainsi à M. Edwin Bourget qui a pris sa retraite. Chercheur dans le domaine des communications et du traitement du signal, M. Fortier compte à son actif plus de 140 publications dans des revues scientifiques ou des actes de conférences, ainsi que la direction ou la codirection d’une cinquantaine d’étudiants à la maîtrise et au doctorat. Il est membre de plusieurs centres de recherche dont le Laboratoire de radiocommunication et de traitement du signal de l’Université Laval (LRTS) et le Laboratoire de recherche Télébec Mobilité en communications souterraines de l’UQAT ainsi que du Centre de systèmes et technologies avancés en communications (SYTACom), un des regroupements stratégiques du FQRNT. M. Fortier est membre de l’Ordre des ingénieurs du Québec et « Fellow » de l’Institut des ingénieurs du Canada.

La présentation (PPT) de Paul Fortier est disponible ici en format PDF.


François Demers, Ph. D., Professeur au département des communications de l’Université Laval

Professeur titulaire au Département d’information et de communication de l’Université Laval où il enseigne depuis 1980. Auparavant, il avait été journaliste professionnel pendant 15 ans, principalement dans la région de Québec, pour la presse écrite. Il obtint un doctorat en science politique (Ph. D.) en 2000; sa thèse portait sur l’émergence de nouveaux quotidiens dans la ville de Guadalajara au Mexique à la faveur des débats relatifs à l’Aléna. Il est l’auteur de deux livres et coresponsable de trois ouvrages collectifs. Il a publié des articles savants et des chapitres de livre au rythme moyen de trois par année depuis 1980, soit plus de 80 à ce jour. 
François Demers a été doyen de la Faculté des Arts de l’Université Laval de 1987 à 1996.

La présentation (PPT) de François Demers est disponible ici en format PDF.


Denis Leclerc, Président et chef de la direction, Écotech Québec, La Grappe des technologies propres du Québec

M. Leclerc était auparavant vice-président, Développement durable et environnement pour une entreprise internationale en produits forestiers. Denis Leclerc possède une solide expérience en affaires publiques, en gestion des enjeux, en relation avec les gouvernements, les intervenants socio-économiques, les investisseurs et les médias, ainsi qu’en développement durable. Au cours de ses 20 années dans le domaine des ressources naturelles, il a été impliqué dans de nombreux projets et décisions stratégiques pour des entreprises ayant des unités d’affaires tant au Canada, aux États-Unis qu’en Europe et en Asie.

La présentation (PPT) de Denis Leclerc est disponible ici en format PDF.


Zhan Su, Ph. D., Professeur de stratégie et titulaire de la Chaire Stephen-A.-Jarislowsky en gestion des affaires internationales, Université Laval

Professeur titulaire de stratégie et de management international à l’Université Laval depuis 1990 et titulaire de la Chaire Stephen-A.-Jarislowsky en gestion des affaires internationales depuis 2008. S’étant déjà rendu dans plus de quatre-vingts pays et ayant vécu et travaillé pendant longtemps en Asie, en Europe et en Amérique, Dr Su est très sensible aux échanges entre les pays. Il a fait des publications dans de nombreuses revues et présenté des communications dans une centaine de conférences au sujet de la mondialisation, de l’internationalisation des firmes et de faire des affaires à l’étranger. Il a accordé de nombreux entretiens à des médias sur ces thèmes. Il a organisé des formations destinées à des chefs d’entreprises au Canada et dans d’autres pays. Il est aussi consultant auprès de plusieurs entreprises de nationalités diverses. Le professeur Su est récipiendaire de plusieurs prix d’excellence, tant au sein de l’Université, qu’au niveau national.

La présentation (PPT) de Zhan Su est disponible ici en format PDF.