Histoire

Réseau de l'économie circulaire

Fondation : 20 juin 2013 à la Ville de La Pocatière.

Siège social : Ville de Québec.

Mission

La mission du Réseau de l'économie circulaire des Villes et des Régions Innovantes (VRIc) est de faire la promotion et d'appuyer l'implantation et de développement de l'économie circulaire dans les villes et les régions de développement du Québec.

Définition de l’économie circulaire

Pour VRIc, l’économie circulaire est une notion qui minimise en continu les déchets et les gaz à effet de serre (GES) en levant les barrières technologiques grâce à la R&D. L’économie circulaire s’inscrit dans un projet de société, impliquant la mobilisation et l’information des collectivités, dont la stratégie économique tend à remettre dans le « système économique » et dans les circuits les plus courts possible, les déchets et les émissions polluantes, à chacune des étapes de développement d’un produit, soit de l’extraction à la consommation, pendant les phases de production, de transformation et de transport.

Nous résumons la définition par la formule suivante : « 5RV+0GES » (Récupérer, Réduire, Réutiliser, Recycler, Régénérer, Valoriser + 0 Gaz à Effet de Serre).

Elle est le fondement matériel du développement durable, base d’une civilisation en construction respectueuse de l’équilibre entre le genre humain et la nature, que l’on peut appeler : civilisation écologique.

Deuxième industrialisation et urbanisation du Québec

VRIc met en valeur les composantes de l’économie circulaire que sont les personnes et les collectivités impliquées dans les entreprises privées et publiques, les parcs industriels, les villes, les régions, dans les domaines de l’éducation, de la R&D, des transferts technologiques. L’implantation de l’économie circulaire est porteuse de la deuxième industrialisation et urbanisation des villes et des régions du Québec.

Exemples : Suède et Danemark

Cette nouvelle économie génératrice de valeur ajoutée permettra à la société québécoise de créer de la richesse tout en diminuant ses émissions de gaz à effet de serre. Des pays comme la Suède et le Danemark ont fait la démonstration que c’était possible parce qu’ils ont adopté des politiques qui dans les faits visaient zéro déchet, zéro effet de serre dans la deuxième partie du XXe siècle.

Conditions de réussite

L’économie circulaire assure le développement durable que dans la mesure où elle est partie intégrante du système social. Les composantes du système social intéressant pour l’instant VRIc sont : les villes et les régions de développement, les universités, les centres de recherche et d’innovation, les cégeps, les centres de transfert technologique, les parcs industriels et technologiques et les entreprises publiques et privées, l'entreprise et les consommateurs (électeurs) intéressés par l’implantation de l’économie circulaire.

Ce sont sur ces acteurs du développement que repose la réussite des projets d’économie circulaire et du développement local et régional qui guident la constitution du membership de VRIc et ce, en collaboration avec des organisations des États québécois et canadien.

Dans ce sens, l’implantation et le développement de l’économie circulaire au Québec constituent un projet à long terme.

Historique

Le mouvement démarre à la suite de discussion entourant le texte de Pierre Racicot : New Deal Vert, les régions du Québec à l’heure des pays émergents, mai 2010.

Après plusieurs mois de réflexion, les membres du noyau initial le nomment : Mouvement Régions et Villes Innovantes (MRVI). Il regroupe des personnes d’expérience, des intervenants et des chercheurs impliqués en administration publique, en développement régional, en aménagement, en économie, en statistique, en développement territorial durable, en communication, en éducation et en matière internationale.

Les trois ans qui ont précédé la fondation de  VRIc le 20 juin 2013 ont servi à élaborer une nouvelle vision du développement des villes et des régions et de leur avenir économique ainsi qu’à mettre au point de nouvelles méthodes d’intervention et d’analyse. Après avoir dessiné les territoires des régions et des villes de développement, des membres experts ont simulé des transferts de ressources humaines et financières des gouvernements du Québec et du Canada au profit des villes et régions de développement du Québec.

Ces travaux conduisent à élaborer une définition du développement plus adéquate que celles utilisées couramment.

Définition du développement

Nous ajoutons souvent au mot développement un adjectif pour le qualifier par exemple : durable, humain, véritable, économique et social. Pour certains la notion est synonyme de croissance économique. Spontanément, nous sentons le besoin de qualifier le développement comme si le terme ne parvenait pas à contenir tout le sens voulu.

Des membres de  VRIc ont décidé de lui donner un sens en le définissant en tenant compte du fait que le développement englobe les valeurs, les structures sociales et les rapports de force.

Résultat.

« L’expression et la mise en œuvre d’une volonté politique organisées par une collectivité aux niveaux local, régional, national ou international, dans le but d’optimiser la gestion rentable de ses ressources humaines, financières et naturelles, dans le respect de la nature et de l’intégrité physique des personnes, en s’assurant d’un partage du produit de la croissance avec toute la collectivité, afin de lui procurer tous les moyens de faire progresser sa qualité et son niveau de vie et en assurer la pérennité. » (Comité sur la décentralisation, texte non publié.)

Concrètement, appliquée aux villes et régions, cette définition implique un transfert de ressources humaines et financières des gouvernements du Québec et du Canada au profit des villes et les régions de développement du Québec. Pour maximiser les chances qu’un tel changement, l’expérience des membres suggère un certain nombre de conditions.

Conditions de réussites du transfert de ressources humaines et financières

- Avoir une fonction publique compétente et diversifiée.

- Avoir une population ayant la capacité de financer ses services, ses infrastructures et ses projets, en somme, une grande autonomie financière.

- Organiser une administration efficace par l’intégration des principaux services publics en matière de planification, d’infrastructures, d’économie, d’éducation, de culture, de tourisme et de santé, par exemple, sous une seule autorité politique qu’elle soit municipale et régionale.

- S’assurer de lignes d’autorité claires par l’attribution des responsabilités et du financement au palier le mieux placé pour décider et administrer les services à la population (principe de subsidiarité) : quartier, village, villes de développement, municipalité régionale de comté, conférence régionale des élus, région de développement, gouvernement du Québec, gouvernement fédéral.

- S’assurer que les instances politiques locales et régionales soient dirigées par des élus au suffrage universel avec un pouvoir de taxation.

- S’assurer que les différents niveaux de gouvernements soient dotés de vérificateurs indépendants et d’un commissaire à l’éthique financés par le niveau supérieur ou inférieur selon de cas.

Système local d’innovation

Aujourd’hui, nous sommes condamnés à innover pour nous adapter aux nouvelles forces du marché mondial et aux changements climatiques. L’innovation est la clé nous permettant de profiter des opportunités de la mondialisation plutôt que d’en subir les effets négatifs.

En 2011, MRVI opérationnalise le système régional d’innovation élaboré par David Doloreux et Stève Dionne dans le livre, Évolution d’un système local d’innovation en région rurale, Le cas de La Pocatière dans une perspective historique (1827-2005). Dans un deuxième temps, l’outil d’analyse est validé pour le secteur agroalimentaire de Charlevoix.

Mobilité étudiante professionnelle

La même année, des partenaires du MRVI élaborent une stratégie pour structurer la mobilité des étudiants de niveau professionnel avec le niveau équivalent en Chine.

Colloque du 2 février 2012 : moment décisif

Le colloque-concept tenu le 2 février 2012, à Québec, Les régions québécoises à l’heure des changements climatiques et des pays émergents; Les recettes du succès de la région de Québec (1983-2011) marque un des tournants dans le processus de formation du mouvement.

La qualité des réflexions des conférenciers et des discussions avec les participants a été pour le noyau initiateur du MRVI l’événement déclencheur qui a conduit, en février 2013, à la création de Villes et Régions Innovantes (VRIc).

Durant l’année 2012, le noyau initial travaille sur plusieurs projets : colloques, études et recherches.

Économie circulaire

La même année, nous avons pris connaissance de l’importance de l’adoption de lois en matière d’économie circulaire pour l’innovation d’un nouveau type de technologie propre en Allemagne, en Suède, au Japon et ce, grâce à la thèse de Mme Fan Xiaohong portant sur l’économie circulaire en Chine et aux travaux du professeur Dominique Bourg sur la Démocratie écologique, le citoyen, le savant et la politique et le livre de M Jean-Claude Lévy sur la Chine en transition : le monde en transe.

En mai 2013,réalise en Chine une étude de marché de l’économie circulaire et les logiciels d'analyse des flux. À cette occasion, nous réalisons d’étonnantes découvertes, dont celles-ci.

Civilisation écologique

Premièrement, nous découvrons que des pays d’Europe du Nord comme l’Allemagne et la Suède, bientôt la France ; en Asie, le Japon ; plus récemment les États-Unis, ont pris cette direction depuis plusieurs années et collaborent à l’émergence de l’économie circulaire en Chine. Pour la Chine, l’implantation de l’économie circulaire n’est pas seulement la voie à suivre pour sortir de l’économie linéaire afin de régler les problèmes de pollution et de réduire les GES, mais aussi favoriser l’innovation, la découverte de technologie propre endogène et l’amélioration de la compétitivité des industries ses entreprises manufacturières.

Deuxièment, VRIc découvre que le gouvernement chinois est en train de se donner une politique visant à construire la Civilisation écologique et qu’il a créé, à cet effet, des groupes de réflexion de niveau universitaire.

En somme, les pays industriels les plus avancés en matière d’économie circulaire sont en train de construire avec la Chine un nouveau marché composé d’entreprises à forte valeur ajoutée dans le secteur des technologies propres. Les entreprises québécoises (incluant celles qui portent des technologies propres) devront connaître cette réalité pour demeurer concurrentielles. Par ailleurs, toutes les villes et les régions de développement du Québec possèdent le potentiel, notamment, par les universités, les centres de recherche et de développement et les cégeps et leurs centres de transfert technologique pour contribuer à l’implantation de l’économie circulaire.

Fondation de VRIc

C’est dans ce contexte que VRIc est créée. Elle est une entreprise à but non lucratif qui, au moment opportun, se transformera en coopérative de solidarité à but non lucratif. Cette intention est indiquée par le c de l’acronyme. VRIc est enregistrée depuis février 2013 soit un an après la tenue du premier colloque-concept. L’assemblée de fondation s’est tenue le 20 juin 2013 dans la Ville de La Pocatière.

… et l’histoire continue

VRIc se veut un point d’appui pour les collectivités des villes, des municipalités régionales de comté et des régions de développement les universités, les cégeps, les centres de recherche et de développement, de transfert technologique et aux organisations impliquées dans le développement en offrant des services pertinents à l’implantation et à l’émergence de l’économie circulaire.