Orientation

La R&D est le moteur de l’économie circulaire. Elle est indispensable pour faire face à la concurrence tant au Québec que dans les pays aux économies émergentes.

Les régions possèdent déjà le potentiel d’innovation pour d’assumer elles-mêmes leur développement avec les universités, les  cégeps, les centres de recherche et de transfert technologique.

Passages obligés

Pour des raisons majeures, l’innovation et l’adaptation en continu deviennent des passages obligés pour les régions et villes du Québec.

  1. La mondialisation: l’économie mondiale de libre marché est de plus en plus ancrée dans la production et l’application de savoirs innovants, de sorte qu’il est difficile pour les Québécois de maintenir tant leur qualité que leur niveau de vie, face aux concurrences croissantes des économies développées comme des économies émergentes.

  2. Le développement territorial durable démocratique par l’économie circulaire: à l’ère des changements climatiques et de l’urgence environnementale, de nouvelles façons de penser et d’agir imposent des changements dans tout les domaines : de l’extraction, de la production, de la transformation, de la consommation, du transport, de l’utilisation et de la disposition des matières. Alors que, traditionnellement, nos manières de réfléchir et d’agir utilisaient un schéma linéaire de production et de consommation, depuis quelques années, des entreprises et des villes adoptent systématiquement des politiques et des innovations dans le but de réduire à zéro les résidus et les GES en s’assurant qu’un déchet devienne une ressource dans le circuit de la production et de la consommation.

  3. L’exode des cerveaux: d’abord des régions périphériques vers les centres urbains, puis des villes d’ici vers l’étranger, cet exode s’impose aux travailleurs du savoir, incapables d’acquérir ou d’exercer leurs compétences pointues dans leurs milieux d’appartenance, qui sont trop souvent privés des éléments essentiels à leur rétention. En plus, ces milieux sont souvent incapables d’attirer des travailleurs du savoir en provenance de l’étranger.

L’Éducation supérieure est un terreau fertile des nouvelles façons de penser et d’agir et des savoirs innovants. Elle est aussi une agente de développement durable incontournable qui doit agir de concert avec les autres agents actifs d’un milieu qui se veut innovant.

Trois urgences

1e urgence : constater le fait que les villes et les régions ont à leur portée déjà des ressources permettant d’assumer elles-mêmes leur développement par l’implantation de l’économie circulaire.

2e urgence : constater des défis qui s’imposent en matière de création d’entreprise à valeur ajoutée, d’amélioration de la compétitivité des entreprises existantes, de réduction de la consommation des ressources non renouvelables et de réduction des émissions à effet de serre. Cette urgence doit conduire à développer dans chaque ville et région la création d’un noyau intégrateur du développement de l’économie circulaire formé principalement : de l’université, des centres de recherches, d’innovations et de transferts technologiques, des cégeps et de gestionnaires de fonds de développement, des opérateurs de la gestion des flux et des entreprises.

3e urgence : Miser davantage sur les ressources humaines que sur les ressources naturelles pour développer les villes et les régions.

Pays en développement : levier du développement des régions

Lors des conférences de Copenhague et de Durban, des pays émergents ont exprimé leurs attentes et besoins en matière de technologie propre.

Il y a là un marché dont le potentiel pourrait servir de levier pour diversifier les économies régionales et pour assurer notre développement territorial durable par la création de nouvelles filières économiques.

Synthèse

La concurrence des économies tant développées qu’émergentes va s’accentuer au fur et à mesure qu’ils progresseront dans l’implantation de l’économie circulaire, d’où la nécessité de miser sur toutes nos capacités locales d’inventer des technologies propres, de créer de nouvelles entreprises exportatrices, des entreprises d’économie sociale, d’améliorer la compétitivité des entreprises existantes, de favoriser le changement des habitudes de consommation et de s’attaquer.