• Aurez, Vincent, Laurent Georgeault, Walter Stahel (préface), Dominique Bourg (Postface), Économie circulaire, Système économique et finitude des ressources, édition DeBoeck, Paris, 2016, 371 p.

Premier livre de référence francophone par excellence portant sur l’économie circulaire centrée par principe sur la finitude des ressources … et de l’énergie. La définition de l’économie circulaire des auteurs tient compte des conclusions des rapports Meadows (1972) et Charney (1979) en intégrant la dimension systémique de cette nouvelle économie et ses finalités : la protection de la biodiversité et le bien-être des individus.

« L’économie circulaire est un principe d’organisation économique qui vise à réduire systématiquement la quantité de matière première et d’énergie sur l’ensemble du cycle de vie d’un produit ou d’un service, et à tous les niveaux d’organisation d’une société, en vue d’assurer la protection de la biodiversité et d’un développement propice au bien-être des individus. … Elle est normative par nature et son objectif est une diminution quantitative globale des flux d’énergie et de matières mis en œuvre dans la société. »

  • Boulding, Kenneth E, The Economics of Coming Spaceship Earth, dans H Jarret (ed.) 1966. Baltimore, MD: Resources for the Future/Johns Hopkins University Press, 14 p.

« … le bien-être de l’individu dépend de la mesure dans laquelle il peut s’identifier aux autres, et que l’identité individuelle la plus satisfaisante est celle qui s’identifie non seulement aux autres, à une communauté dans l’espace, mais aussi avec une communauté s’étendant dans le temps, du passé vers le futur. Si ce type d’identité est reconnu comme souhaitable, alors la postérité a une voix, même si elle n’a pas de vote ; et dans un sens, si sa voix peut influencer les votes, elle en a aussi. Tout ce problème est lié à un problème beaucoup plus vaste, celui des déterminants du moral, de la légitimité et du « nerf » d’une société, et de nombreuses preuves historiques suggèrent qu’une société qui perd son identité avec la postérité et qui perd son image positive de l’avenir perd également sa capacité à faire face aux problèmes présents et s’effondre bientôt. » p.10

  • Charney, Jule G., Massachusetts Institute of Technology, Chairman, Carbon Dioxide and Climate : A Scientific Assessment, Report of an Ad Hoc Study Group on Carbon Dioxide and Climate, Woods Hole, Massachusetts, July 23-27, 1979 to the Climate Recheach Board, Assembly of Mathematical and Physical Sciences, National Research Council, National Academies Press Washington, DC.

Civilisation. « If civilization continues its heavy reliance on carbon-based fuels, and if there are no major shifts in the current response of oceans and biosphere to changing carbon dioxide content, then we should expect during the middle of the 21st century a warming of 2 to 3 0C accentuated by factor three or four at high polar regions. »

Traduction. « Si la civilisation continue de dépendre fortement des combustibles à base de carbone et s’il n’y a pas de changements majeurs dans la réponse actuelle des océans et de la biosphère à l’évolution de la teneur en dioxyde de carbone, nous devrions nous attendre au milieu du 21e siècle à un réchauffement de 2 à 3 0C accentué par un facteur trois ou quatre dans les régions polaires élevées. »

  • Deboutière Adrian, Georgeault Laurent, Quel potentiel d’emplois pour une économie circulaire? Institut de l’économie circulaire, Paris, France, 67 p.
  • Empoli, Giuliano da, Les ingénieurs du chaos, Gallimard, Collection Folio actuel, mars 2019, 227 p.
  • Guay, Daniel, Pierre Racicot, Refus global du statu quo : avoir le courage politique de provoquer des changements de société, Québec, 12 décembre 2022. Document disponible sur demande à VRIc.

« Dans l’esprit du Refus global de 1948, charge puissante contre l’obscurantisme de la société québécoise causée par l’Église catholique et l’autoritarisme politique conservateurs. Cet essai vise aussi à refuser de fermer les yeux tant sur les vices de notre démocratie, que sur les choix politiques, de même que de questionner le système actuel et nos modes de vie qui détruisent la planète et l’humanité. Parce que nous sommes libres de choisir notre avenir…

Pourquoi ne pas susciter la création d’un mouvement social, culturel, économique et politique pour l’avenir du Québec et de la planète Terre au profit du bien commun, de la préservation de l’humanité et des générations actuelles et futures ? La liberté de choisir notre avenir collectif doit nous permettre de sortir des carcans actuels visant à bâtir le Québec de demain. Pour ce faire, cet essai pourrait servir de base à une conversation et à des mesures afin de susciter et de soutenir la mobilisation des citoyens et citoyennes sur laquelle nous pourrions construire, ensemble, un projet de société ». Introduction.

  • Jancovici, Jean-Marc, Blain, Christophe, Le monde sans fin, studio Dargaud, France, 2021, 192 p.
  • Kurz, Werner, Rapport spécial du GIEC-Utilisation des terres, changement d’affectation des terres et des foresteries, Intergovernmental Panel on climate change, 1998, 1.2.1.2.
  • Lévy, Jean-Claude, Économie circulaire : l’urgence écologique. Monde en transe, Chine en transit, Paris, éd. Presses Ponts et chaussées, avril 2012, 175 p.
  • Lévy, Jean-Claude, Louisette Rasolonaina, Économie « circulaire » des routes de la soie, déroute des empires, Presses de l’école nationale des Ponts et Chaussées, janvier 2020, 224 p.

Jean-Claude Lévy traite de l’image, des schémas que nous utilisons pour représenter l’économie circulaire qui marque notre compréhension voir du positionnement politique qui :

« … par répétition s’ancre dans la pensée collective. Et quand celle-ci devient une représentation normée, il devient alors difficile de faire évoluer les esprits. Dans le jeu de la normalisation, les mots-clés qui en escortent le reflet…cristallisent le « signifié », comme par glissement, en une image mentale qui peut, selon sa teneur, faire frein aux capacités d’invention, alors que l’enjeu de représenter l’économie circulaire devrait être, au contraire, de renouveler les schémas mentaux, afin de changer les habitus et permettre de nouvelles expérimentations… ». p. 134

  • Liu Xuemin, Chine profonde pour promouvoir les barrières de l’Économie circulaire, Revue économique (2005).
  • MacDonald, Gorden James Fraser, Chairman, The long-term impact of atmospheric carbon dioxide on climate, prepared for : US Department of Energy, Washington, DC, April 1979, 59 p.
  • Meadows, Donella, Dennis Meadows, Jorgen Randers, Les limites à la croissance, dans un monde fini, Édition rue de L’Échiquier, Paris, 1972, mise à jour 2004 et publié en français 2012, 425 p.

Développement durable. « La révolution de la durabilité sera organique. Elle découlera de l’inspiration, des idées, des expériences et des actions de milliards d’individus. La responsabilité de son avènement ne repose sur les épaules d’aucune personne ni d’aucun groupe. Personne ne pourra s’en attribuer le mérite, mais chacun pourra y participer. » p. 377

  • Mead Harvey L., Trop tard, La fin du monde et le début d’un nouveau, Écosociété, 2017, 277 p.

Bases d’une nouvelle société. « …il y a lieu de mettre l’accent sur l’économie sociale et solidaire comme orientation de base pour la construction d’une nouvelle société et de l’économie qui y prévaudra. Cette réorientation ne saurait en aucune façon une « relance » de la situation que nous connaissons depuis des décennies, mais se fonderait sur les initiatives citoyennes orientées vers l’entrepreneuriat collectif et la coopération ». p. 220

  • Rich, Nathaniel, Perdre la terre. Une histoire de notre temps. ÉD. du sous-sol, 2015, 230 p.

Définition. Effet de serre. « Plus il y a de dioxyde de carbone dans l’atmosphère, plus la planète est chaude. Or, année après année, en brulant du charbon, du pétrole et du gaz, les êtres humains déversaient des quantités de plus en plus obscènes de dioxyde de carbone dans l’atmosphère. » p. 11

Causes. « … les déprédations de l’industrie des combustibles fossiles, qui au cours des dernières décennies s’est chargée de jouer le rôle du méchant avec une crânerie de personnages de bandes dessinées. Entre 2000 et 2016, l’industrie a ainsi dépensé plus de 2 milliards de dollars, soit dix fois plus que les frais engagés par l’ensemble des associations écologistes pour contrecarrer les projets liés au changement climatique. » p.14

  • Stern-Stiglitz, High-Level Commission on Carbon Prices. Report of the High-Level Commission on Carbon Prices. Washington, DC: World Bank. Licence: Creative Commons Attribution CC BY 3.0 IGO (2017).
  • Xiaohong Fan,L’économie circulaire en Chine, thèse de doctorat, Université de Troyes, France, 2010, 386 p.