Les colloques font partis des racines de VRIc à Québec et au Québec.

Colloque 2012

En 2012, tout le Québec cherche la raison du succès du développement de la région de Québec. Ce succès se traduit par une prospérité fondée sur presque 30 ans de concertation des acteurs de différents secteurs : politique, culturelle, sociale, touristique, économique et technologique.

Les initiateurs du Mouvement Régions et Villes Innovantes (MRVI), ancêtre des fondateurs de Villes et Régions Innovantes (VRIc) décident de tenir un colloque tourné vers l’avenir :  Les régions à l’heure des changements climatiques et des pays émergents et ce, en cherchant la raison du succès passé.

Quelques citations des conférenciers :

Pierre Racicot, co-initiateur du colloque, Extrait du discours de bienvenue.

« Pour réussir, les régions et les villes doivent devenir le centre des décisions qui les concernent et initier des concertations avec les gouvernements, les partenaires socio-économiques et les entreprises afin de construire cette économie à valeur ajoutée avec tout ce que cela implique et ce qui s’ensuit pour que chacune puisse partir ensemble “à son compte”, dans le but de créer son histoire. »

Jean-Guy Paquet, ex-recteur de l’Université Laval, initiateur du virage technologique lors du Sommet économique de la région de Québec réalisé par le gouvernement du Québec en 1983.

« Il est plus important d’investir dans les ressources humaines que dans les ressources naturelles. C’est la seule manière de sortir du « sous-développement tranquille dans lequel nous avons le sentiment de nous enliser ». »

Jean-Paul L’Allier, ex-maire de la ville de Québec, initiateur de l’intégration de la culture dans le développement de la région et de la concertation des acteurs du développement de la région à l’international e en particulier avec les villes de Bordeaux (France) et de Xi’an (Chine).

« Lorsqu’on parle d’innovation, on parle de personnes, pas de système. Les systèmes ne sont pas innovateurs. Les gens le sont. Ils peuvent avoir à transformer le système pour que leurs innovations, leurs idées avancent, se concrétisent. Elles sont motivées par la vision qu’elles ont de l’avenir de leur secteur de responsabilité qu’elles ont de leur groupe, de leur société, de leur communauté ou de leur entreprise. Ces personnes veulent faire en sorte de regrouper en un faisceau des ressources dont on dispose dans une région ou dans une ville pour que ce faisceau soit à son tour lieu principal d’alimentation du progrès. »

Denis Leclerc, ex-président-directeur général, Écotech Québec (Montréal)

« Pour créer notre économie propre, deux processus doivent être lancés. Le premier consiste à connaître les opportunités offertes par les marchés des pays émergents notamment. Le second oblige les régions du Québec et le Québec à identifier ses trois atouts permettant de choisir sa force économique à construire:

  • son environnement naturel;
  • son environnement industriel;
  • son savoir, ses expertises. »

Zhan Su, professeur titulaire, Chaire Stephen-A. Jarislowky en gestion des affaires internationales. Département de management. Faculté des sciences de l’administration. Université Laval.

« Dans le contexte de la montée des pays démocratiques d’Asie, par exemple, il est nécessaire de rendre plus fortes nos villes et nos régions. Pour y arriver, nous devons modifier aussi les Rôles de l’État en lui attribuant les caractéristiques suivantes :

  • Programmeur pour s’assurer de la mise en œuvre d’une stratégie de R&D s’étalant sur une période de 15 ans.
  • Protecteur pour protéger les compagnies naissantes et stratégiques pour le développement du Québec et des régions.
  • Promoteur pour positionner dans le monde les forces (Made in Québec) de notre économie propre des régions et du Québec.
  • Producteur pour mettre en valeur les secteurs stratégiques et structurants pour le développement du Québec et de ses régions. »

Daniel Guay, ex-directeur des communications, Université du Québec.

« Les cégeps et les centres de transfert technologique, qui réalisent des technologies applicables, sont d’une pertinence inégalée en Amérique du Nord pour répondre aux besoins technologiques des pays aux économies émergentes. »

Paul Fortier, Ph. D., ex-vice-recteur à la recherche et à la création, Université Laval.

« Des chercheurs de l’Université Laval sont en train de mettre au point les bases de l’économie propre du Québec. Les procédés et les technologies prometteuses sont :

  • Procédés et matériaux pour les énergies durables;
  • Polymères photoactifs;
  • Hydroliennes à ailes oscillantes;
  • Bornes de recharge pour véhicules électriques;
  • Stockage d’énergie par volant d’inertie pour bornes de recharge ultrarapide des véhicules branchables;
  • Gestion et opération des stations d’épuration : le cas des stations par biofiltration;
  • Surveillance et gestion de la qualité de l’eau potable;
  • Modélisation de la qualité de l’eau;
  • Récupération de rejets thermiques et intégration thermique dans les alumineries;
  • Nouvelle méthode de conception de poêles à bois pour réduire les particules et des GES;
  • Marais filtrants pour purifier les effluents de serre;
  • Influence de la régie de fertilisation de la pelouse sur le ruissellement de l’eau et sur la pratique de l’herbicyclage;
  • Irrigation de précision;
  • Réduction des émissions de fertilisants dans l’environnement et accroissement de la vitesse des échanges d’éléments nutritifs par une régie optimale d’irrigation de la tomate de serre biologique;
  • Détection de mauvaises herbes pour traitement ponctuel en agriculture;
  • Biofongicides;
  • Amélioration de la qualité des huiles pyrolytiques par un procédé de pyrolyse éclair couplé à un prétraitement de torréfaction de la biomasse forestière;
  • Valorisation des lignines industrielles dans les nouveaux biocomposites;
  • Valorisation de biomasses à faibles intrants pour une production durable de biocarburant;
  • Biodiésel dérivé de microalgues;
  • Production de biocarburant à partir des déjections animales dans un contexte d’agriculture durable;
  • Réparation durable et l’entretien optimisé des infrastructures en béton. »

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Colloque 2014

Petite histoire

Au retour de notre étude de marché sur l’économie circulaire et des logiciels de flux en Chine, nous concluons que des pays qui ont un panier important de technologies propres comme l’Allemagne, la Suède, la France et le Japon aident la Chine à organiser son économie circulaire. Il paraît alors urgent que le Québec réorganise son économie en fonction de l’économie circulaire s’il veut être concurrentiel en matière de technologies propres.

En 2013, cette économie n’est pas connue au Québec. Il s’avère alors nécessaire d’organiser un colloque pour la faire connaitre. Dans les mois précédents, dans l’invitation à nos réseaux de contacts à s’inscrire au colloque, nous ajoutions aux courriels des informations courtes afin d’inciter les lecteurs à chercher sur internet des articles et des sites traitant de cette nouvelle économie. De plus, nous prenons la décision d’inviter à titre de conférencier des entreprises et des organisations qui font de l’économie circulaire sans nécessairement le savoir. Le colloque est donc l’occasion :

  • de valoriser leurs activités dans le cadre de l’économie circulaire;
  • de donner aux participants le début d’un cadre conceptuel fondé sur les territoires;
  • de favoriser le sentiment de participer à un projet commun qui dépasse les frontières du Québec et du Canada.

Jean-Claude Lévy, Conseiller spécial économie circulaire, ministère des Affaires étrangères, France, sous le thème, Économie circulaire : désir ardent des territoires, conçoit la géographie de l’approche métropolitaine de cette nouvelle économie comme le synthétise le sommaire de sa conférence.

« La mondialisation nous permet de voir maintenant de multiples polarités : États-Unis, Chine, Inde, Afrique… C’est dans ce contexte que l’économie circulaire en Chine nous invite à l’expérimentation et au gradualisme. Son expérimentation exige de définir clairement le niveau d’organisation et de réaliser que les systèmes fonctionnent en interdépendance. Les métropoles jouent un rôle déterminant dans la circulation des flux de matière. Il convient alors d’aborder l’urbain avec une planification d’économie circulaire. Enfin, pour que les opérateurs industriels puissent avoir un cadre d’action claire, l’économie circulaire doit se retrouver dans les lois. »

Pierre Racicot, Ph. D., en complément à l’exposé de Jean-Claude Lévy énumère les principales composantes de l’économie circulaire et surtout, énumère les dix conditions-cadres qui devraient être adoptées par les gouvernements afin d’appuyer les acteurs économiques pour développer cette économie. Voici le sommaire de son exposé.

« Pour que l’économie de proximité, soit l’écologie industrielle, l’agriculture biologique, l’écoconception, l’éco-efficacité, l’économie coopérative, l’économie de fonctionnalité, les chaînes symbiotiques contribuent efficacement à l’implantation de l’économie circulaire, une dizaine de conditions-cadres devront graduellement être adoptées par les autorités publiques. Il s’agit de projets à long terme, c’est pour cette raison qu’il faut commencer maintenant. »

Afin de bien faire atterrir l’économie circulaire dans les villes et les parcs industriels, nous invitons les personnes suivantes pour animer les panels.

Éric Forest, maire de Rimouski, président de l’Union des municipalités du Québec (2010-juin 2014).

Antonin Michaud, directeur du service de développement économique et de l’urbaniste, ville d’Amqui.

Hélène Gignac, M. Sc., directrice générale du Centre de transfert technologique en écologie industrielle.

Léa Charest, Présidente de La Ferme Hantée

Sommaire: Le maintien et l’amélioration de la capacité de régénération naturelle du sol, la distribution directe des aliments frais aux consommateurs, l’existence d’une certification internationale permettant à la Ferme Hantée d’importer des produits biologiques pour assurer la stabilité de son marché sont des composantes de l’économie circulaire.

Benoit Montreuil, Professeur, Faculté des Sciences de l’administration, Université Laval

Sommaire : La façon dont les objets physiques sont déplacés, stockés, réalisés, approvisionnés et utilisés doit être transformée vers une efficience et une durabilité économique, environnementale et sociétale. L’Internet physique propose à cette fin d’interconnecter de façon ouverte les réseaux de transport, de distribution, de production, de logistique. Cette transformation est un pilier essentiel à l’implantation à grande échelle de l’économie circulaire tant à l’échelle des villes et des régions que de la planète entière.

Émilie Dupont, Chargée de projet, SADC de Kamouraska

Ian Chartrand, Bachelier en Sciences de la Terre, géologie. Directeur général de Collectivités écologiques Bas-Saint-Laurent (Co-éco)

Sommaire : Présentation d’un projet structurant développé par le CRIQ et ses partenaires dans lequel cette phase de mobilisation s’inscrit afin de démontrer les retombées économiques, environnementales et technologiques que peut générer l’implantation de l’économie circulaire dans les régions du Québec. Ce projet offre une alternative permettant de renverser la situation, soit la mise en place d’une approche innovatrice de développement économique circulaire, plutôt que linéaire.

Isabelle Lessard, Agente de liaison, Centre interdisciplinaire de recherche sur l’opérationnalisation du développement durable (CIRODD)

Sommaire : Derrière un concept aussi vaste et complexe que le développement durable, les discours universitaires changent et parlent de plus en plus de recherche collaborative, de recherche-action, de transition, de cocréation, d’opérationnalisation, de transfert et d’inter/transdisciplinarité. Concrètement, cela signifie de faire de la recherche au-delà des murs universitaires et en collaboration avec les acteurs du terrain. Notre présentation exposera quelques enjeux de la recherche collaborative via des exemples concrets d’initiatives sur le thème des quartiers durables.

Sylvain Boulanger, Président de NovX21 inc.

Sommaire : Les activités de recyclage jouent un rôle clé dans plusieurs organisations au sein de l’industrie automobile, de la production de véhicules jusqu’à la fin de leur vie utile. On parle d’une économie circulaire. NovX21 s’inscrit dans cette industrie avec une technologie verte, innovante et durable. Son procédé breveté récupère et recycle les métaux précieux qui se trouvent dans les convertisseurs catalytiques tout en répondant aux normes mondiales « plus vertes » de l’industrie automobile.

Lawrence Desrosiers, Spécialiste en développement régional et local

Sommaire : Le premier obstacle au développement est le manque de ressources humaines qualifiées pour occuper des fonctions à tous les niveaux de l’entreprise. Il y a aussi l’éloignement des groupes de recherches et la faible présence de partenaires locaux. S’ajoute, pour les entrepreneurs des milieux plus isolés, l’éloignement du marché et des centres de décisions. Existe aussi, pour les promoteurs des milieux non métropolitains, la difficulté de garantir leurs emprunts.

Jennifer Pinna, Chargée de projet, Centre de transfert technologique en écologie industrielle de Sorel-Tracy (CTTÉI)

Sommaire : De nombreuses initiatives d’écologie industrielle essaiment à travers le monde. Pour mettre en œuvre le modèle de l’économie circulaire, la symbiose industrielle cherche à « boucler les flux ». Le CTTÉI a accompagné une douzaine de porteurs de projet dans cette démarche très collaborative. Ces riches retours d’expérience intéresseront tous les acteurs concernés par l’opérationnalisation de l’écologie industrielle.

Olga Solomatnikova, Agente de recherche, chimiste, Centre de recherche industriel du Québec (CRIQ)

Sommaire : Le CRIQ s’est penché pendant plusieurs années sur la valorisation des bardeaux d’asphalte post-consommation. Des travaux à l’échelle de laboratoire ont permis de démontrer qu’une fois broyés, les résidus de recouvrement de toitures peuvent être efficacement utilisés comme matière première pour fabriquer des produits de rapiéçage de nids de poule. La technologie permettant la fabrication de ces produits fut développée par le CRIQ, puis transférée à une entreprise québécoise.

Robert Houde, Directeur général de la division Geocycle (Holcim Canada)

Sommaire : La conférence va porter sur le programme de valorisation énergie et matières effectuées à la cimenterie Holcim (Ciment St-Laurent) de Joliette. Au-delà de 50 kt de matières résiduelles diverses sont transformées annuellement en un combustible solide performant qui permet de remplacer une portion importante de combustible traditionnel.

Pierre Fillion, PDG, Fédération des plastiques et alliances composites (FÉPAC)

Sommaire : Le programme de certification ECORESPONSABLE est la première certification en développement durable au monde. Elle engage la direction des entreprises dans un processus continu d’amélioration de ses pratiques de développement durable, dont l’objectif ultime est l’élimination des déchets et l’élimination de l’empreinte carbone. Nous présenterons les résultats à ce jour de la mobilisation des acteurs de la chaîne de valeurs des plastiques et composites du Québec et du déploiement vers les autres industries.

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