Freins à l’implantation de l’économie circulaire

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Ce sujet a 20 réponses, 2 participants et a été mis à jour par  Daniel Allard, Il y a 2 années, 5 mois.

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  • #1401 Réponse

    Pierre Racicot
    Administrateur

     

    Selon vous, quelles sont les deux ou trois raisons qui freinent l’implantation de l’économie circulaire?

    Le Forum de discussion se terminera le 15 juin 2015.

     

    #1499 Réponse

    Oriana Familiar, conseillère en dév. durable au CLD de Brome-Missisquoi

    -Manque de compréhension sur le concept de l’économie circulaire;
    -Confiance au système économique traditionnel;
    -Crainte à être avant-gardiste, pionner, visionnaire, etc.;
    -Peur à l’investissement immédiat avec un retour à long terme.

    Je suis d’accord avec toutes les raisons que tu as identifiées. J’ai noté que les personnes se comportaient en consommateur devant cette nouvelle notion. Elle attende que quelqu’un d’autre lui apporte des informations nouvelles plutôt que d’aller sur le net et chercher des informations. Il faudrait qu’elle se dise qu’est-ce que je peux faire pour mieux comprendre ? Pourtant, les consommateurs ont un rôle majeur dans l’implantation de l’économie circulaire puisqu’ils peuvent influencer les choix des amis, de la famille et ils ont un pouvoir d’achat et d’investissement. À la prochaine.

    • Cette réponse a été modifiée Il y a 2 années, 6 mois par  Pierre Racicot.
    #1500 Réponse

    Michelle Gastonguay

    – le manque d’information sur ce qu’est l’économie circulaire des chercheurs et des entreprises, des villes et des citoyens
    – la confidentialité des ressources et des déchets des entreprises
    – manque de financement pour les recherches sur le contenu des déchets et ce qu’on pourrait en faire

    Les motifs que tu évoques sont intéressants puisqu’ils touchent des aspects forts différents de l’économie circulaire. UNe fois informé, que fait la personne avec les nouveaux éléments qui pourraient influencer sa conduite ? Qu’elle intérêt la personne trouve-t-elle pour elle dans l’économie circulaire? La confidentialité des informations relatives aux caractéristiques des déchets et des émissions est un problème traité alors que l’entreprise est déjà en processus d’implantation d’économie circulaire. Le manque de financement touche la gouvernance de l’État et les programmes des partis politiques. OUF ! Beaucoup de travail à l’horizon.

    • Cette réponse a été modifiée Il y a 2 années, 6 mois par  Pierre Racicot.
    #1505 Réponse

    Robert Laroche

    – Le manque de curiosité intellectuelle.

    – Le traitement politique de toutes projets embryonnaires avant dans évaluer la valeur en soi.

    – La faiblesse des outils de réflexion décisionnelle et de mobilisation des leaders et des populations.

    Pourtant dans la vie régulière, les personnes ont souvent à trouver des solutions à différents problèmes quotidiens. Ce qui devraient susciter naturellement une forme de curiosité. Mais l’environnement, (la qualité de l’air, de l’eau et de la terre) n’est pas perçu comme un problème et un besoin comme elle est perçue en Chine ou lorsqu’il y a une catastrophe comme au Las Mégantic.
    Cette absence de besoin de la part des citoyens se traduit par une absence de demande politique auprès des gouvernants qui ne voient pas la nécessité de doter d’outil de réflexion. Il semble bien que l’urgence climatique viendra de l’extérieur du Québec (États-Unis, Europe) et va obéir autant aux impératifs économiques que géopolitiques.

    • Cette réponse a été modifiée Il y a 2 années, 6 mois par  Pierre Racicot.
    #1506 Réponse

    Michel Charette

    L’absence d’engagement politique et de programmes incitatifs
    L’économie circulaire représente une nouvelle façon durable pour le développement économique et par manque de connaissances ou par «peur politique » de se tromper, la grande majorité des élues n’ont pas encore adhéré à ce mouvement (J’exclu en autre, le maire de Rimouski, M. Éric Forest). Aucune loi ou projet de loi n’est sur la table, contrairement à des pays plus novateurs comme la Chine, la France et l’Allemagne. Le ministère de l’Économie, innovation devrait-être le premier à offrir des programmes incitatifs au développement de l’économie circulaire.
    Les financiers frileux
    Les banques (incluant la Caisses Desjardins) sont devenues des entreprises à rendement. Les prêts pour un nouveau type de développement économique ne sont pas en haut de la liste. Des constats :
    Économie fonctionnelle : Financer des parcs d’équipement; les banques visent des rendements à courts et moyens termes
    L’écoconception : Financer la R&D pour des produits durables ne fait pas partie du portefeuille de produits financiers disponibles par nos institutions.
    Recyclage : On finance et subventionne allègrement les compagnies d’enfouissement des déchets qui « rapportent du rendement » alors que l’on ferme les compagnies de recyclage les unes après les autres. On trouve également le moyen démontrer la « non-viabilité » du recyclage des bouteilles de vin; SAQ. Pourtant, ce ne sont pas les idées qui manquent, mais les financiers restent cachés.
    L’éducation et la culture entrepreneuriale
    Je suis offusqué lorsque j’entends à l’émission « Les dragons », un Mitch Garber inciter les entrepreneurs à envoyer leur production locale en Chine afin de réduire le prix du produit, dérivant ainsi des emplois du Québec et le développement régional. Cette émission, grandement écoutée, projette une mauvaise image pour la relève entrepreneuriale vers une économie circulaire et un développement régional. Il faudrait que les entrepreneurs pensent en termes de coût économique, social et environnemental au lieu du prix, mais dans un système capitaliste, c’est plus difficile…

    #1516 Réponse

    Pierre Racicot
    Administrateur

    Vous visez juste. Le gouvernement, l’État sont appelés à jouer une rôle déterminant dans l’implantation et le développement de l’économie circulaire. Pourtant, le Québec est bien placé parce qu’il peut profiter des législations existantes des autres pays pour adopter une loi de l’économie circulaire prévoyant notamment: 1- une politique fiscale favorisant l’émergence du marché de l’économie circulaire afin de nous faire sortir graduellement du marché de l’économie linéaire que nous connaissons; 2- des programmes pour assurer la cohérence intersectorielle de l’économie circulaire; 3- la construction d’un tableau de bord permettant de mesurer les progrès de l’économie circulaire. Cette dernière mesure permettrait de soutenir la mobilisation de la population et les collectivités dans leur effort de changement et d’institutionnaliser le long terme dans les prises de décisions et du coup, réduire la peur des politiciens d’être juger exclusivement sur l’action de court terme.
    Il faut considérer l’émission Les Dragons au même titre que les autres émissions de divertissement comme Souper presque parfait. Le problème avec Les Dragons est qu’elle ne s’affiche pas comme une émission drôle, donc elle est désinformatisante.

    #1518 Réponse

    Patrice Gouné

    Dans le monde municipal:
    1) La gestion des services en silo
    2) Les politiques budgétaires annuelles
    3) L’absence des indicateurs d’analyse de performances ou mieux encore des coûts.
    Ne pas surtout commettre l’erreur de vouloir copier ce qui se fait ailleurs, il faut se positionner avec les modèles liés aux problématiques d’ici, puis faciliter l’intégration de ce qui se fait ailleurs.

    #1521 Réponse

    Pierre Racicot
    Administrateur

    Politique de l’économie circulaire pour le Québec
    Plusieurs pays ont adopté une loi pour implanter l’économie circulaire. Certaines ont une portée sectorielle d’autres pays ont choisi une approche plus globale. Nous avons la chance de profiter de la grande expérience de plusieurs pays pour y trouver notre propre chemin. C’est la force de l’économie circulaire. Elle se configure en fonction des problèmes, des urgences des pays, des régions et des villes.
    Gestion en silo
    Cette gestion municipale est le reflet structurant du type d’organisation que l’on trouve à l’échelle des gouvernements provincial et fédéral. Cela constitue un obstacle lorsque que notre vision de l’économie circulaire englobe les services de l’économie, de l’aménagement, des travaux publics, de l’urbanisme et du développement durable. L’établissement d’une approche intersectorielle au niveau municipal est possible grâce à une forte implication du politique et de la direction générale.
    Politique budgétaires annuelles
    Les politiques budgétaires annuelles sont liées à l’approche en silo…mais il existe un potentiel de changement considérable si on travaille, dans un premier temps, l’implantation de l’économie circulaire sous la forme de projet de démonstration. Avec cette approche, le Programme triennal d’immobilisation (PTI) offre une ouverture sur des termes longs.
    Indicateurs de performance
    Une des conditions pour réussir l’implantation de l’économie circulaire est la constitution d’un tableau de bord, et le développement de la culture de la mesure, permettant aux administrateurs, aux conseillers et à la population de suivre les progrès de l’émergence de ce nouveau marché. C’est un facteur d’une mobilisation rationnelle de la population.

    #1522 Réponse

    Charles Fortin

    Freins à l’économie circulaire en plus de plusieurs déjà dits:
    – la perception idéaliste et même utopique de l’économie circulaire, né de la difficulté de comprendre que c’est réalisable: nous ne sommes pas conscient de notre capacité à atteindre le 0 déchet et le 0 effet de serre.
    – Le manque de conscience de l’enjeu de la production de déchets sur notre société et sur notre environnement.

    #1523 Réponse

    Pierre Racicot
    Administrateur

    De la civilisation industrielle à la civilisation écologique
    Idéaliste, l’économie circulaire. Vrai aux yeux de plusieurs. Mais au moment d’écrire ces lignes, il y a déjà plus de 20 ans que des pays appliquent les principes de l’économie circulaire. Par exemple, au moment d’écrire ces lignes, des villes et des provinces de Chine, sous l’impulsion du gouvernement, mettent en application des directives quant à l’implantation de l’économie circulaire dans le cadre du plan d’action 2013-2015 et ce, dans la perspective de la construction de la civilisation écologique.
    Économie circulaire, pour sortir l’Europe de la crise économique
    Hier, Ségolène Royal déclarait que les pays riches n’avaient pas le choix de répondre à l’urgence climatique pour sauver des millions d’humains tout en provoquant la sortie de l’Europe de la crise économique. De plus, le G7 déclarait Zéro effet de serre d’ici la fin du siècle. Trop long ! François Hollande vise 2050. En fait, l’économie circulaire est maintenant perçue comme une solution.
    Ce que l’on ne dit pas
    Par l’économie circulaire, on met au point des procédés, des biens, des produits et des technologies propres innovateurs qui n’auraient pas nécessairement existé dans la logique de l’économie linéaire. Les pays qui choisissent le développement de l’économie linéaire sont en train non seulement de trouver des solutions aux problèmes causés par notre manière de produire et de consommer, mais surtout de s’emparer de l’économie du futur.

    #1524 Réponse

    Antonin Michaud

    1. Perception confuse et/o indifférence envers ce nouveau concept économique obligeant audace et vision sur le long terme des dirigeants et/ou leaders de réseaux.
    2. Complexité réglementaire très ardue et fort effet de silos (incohésion ou absence des programmes).
    3. La mollesse d’intervention gouvernementale provinciale et fédérale vis-à-vis plusieurs filières non-responsables du cycle de vie de leurs produits
    4. La procrastination programmée de produits
    5. L’absence de principes comptables orientés « Écobilan » et de standards reposant sur l’énergie grise.

    #1525 Réponse

    Jeanne Pariseau

    1-Mettre plus d’argent dans la R&D et l’innovation
    2-La coopération et la concertation mondiale
    3- Implanter une loi-Cadre sur l’économie circulaire

    Le Québec a tous les outils pour faire une transition vers le modèle circulaire et devenir un leadeur en la matière. En effet, l’économie circulaire est génératrice de valeur ajoutée et cela apporterait un moyen de créer des richesses au Québec, tout en diminuant les émissions de GES. Pour se faire, il faudrait réindustrialiser les régions en renforçant leurs entreprises existantes et en créant de nouvelles.Le Québec doit d’abord financer et accorder plus de valeurs à l’innovation, soit technologique (centre de recherche ou centre de transfert technologique) ou sociale (sciences humaines). Ensuite, le Québec doit miser sur la coopération et la concertation mondiale, dans le but de faire des partenariats et des échanges entre les pays concernés. Par la suite, il faut inviter les collectivités territoriales québécoises à se développer par l’entremise de l’économie circulaire. (VRIc, 2014)

    Les universités, les instituts, les centres de recherche, comme le CTTÉI et les entreprises québécoises ont la qualité et la capacité pour arriver à faire la transition vers le modèle. Par exemple, le Japon et les Pays-Bas ont démontré les divers avantages qu’apportent leurs politiques qui entrent dans la philosophie du modèle d’économie circulaire. Le Québec valorise souvent les pays scandinaves comme des États de réussite, notamment sur le plan économique, social et environnemental. On peut comparer facilement la Suède ou la Norvège au Québec. En effet, ils ont à peu près le même poids démographique et le même climat. Conséquemment, le Québec devrait s’inspirer des modèles scandinaves par rapport à leur politique environnementale. En effet, comme analysé précédemment, la Suède et le Danemark s’inscrivent dans les pays les plus riches au monde et sont reconnus comme des chefs de file quant à leurs mesures et résultats en matière de protection environnementale.

    Pour que la province de Québec puisse implanter le modèle circulaire comme modèle économique inhérent de l’État, il devrait promulguer, comme l’a fait la Chine, une loi-cadre, permettant une prise en compte de tous les aspects de l’économie circulaire que ce soit dans les secteurs règlementaires, fiscaux, technologiques et comptables. (Le Moigne 2014) Des organismes privés ou publics comme VRIc et l’EDDEC doivent continuer à promouvoir le modèle à tous les secteurs de la société, en commençant par les municipalités. Ces organismes peuvent produire plusieurs activités pour faire connaître le modèle comme : des conférences, des formations, utiliser les médias sociaux comme outils promotionnels, des cours universitaires, financer des projets de R&D sur le modèle, etc. Le projet de « l’Institut québécois de l’économie circulaire » représente également un outil important pour la transition du modèle dans la province.

    Comme l’a souscrit M. Lévy lors de sa conférence au colloque sur l’économie circulaire le 25 novembre 2014, il faut approcher en premier lieu les pouvoirs locaux pour commencer une transition vers le modèle circulaire. Au Québec, les MRC sont la source première par laquelle l’économie circulaire va pouvoir commencer à faire sa transition. Les maires sont souvent les premiers à faire des pas vers l’avant en matière de défis environnementaux. VRIc a justement approché Victoriaville, pour que celle-ci devienne un modèle de ville circulaire au Québec. En effet, depuis le début des années 70 les élus de Victoriaville prennent des mesures touchant des projets de protection environnementale et de développement durable. Le prochain défi pour VRIc sera d’approcher les autres MRC québécoises afin de leur présenter le modèle d’économie circulaire et que celles-ci décident de faire une transition vers le concept.

    En octobre 2014, le premier ministre du Québec, Monsieur Philippe Couillard, est allé en mission commerciale en Chine dans le but de signer des contrats entre des entreprises chinoises et québécoises. Il a essayé de vendre du porc au gouverneur de la province du Shandong (96 millions d’habitants), mais celui-ci a refusé son offre, puisque sa province n’en a pas besoin. Selon VRIc, la province du Shandong aurait plutôt accepté une offre de technologies vertes québécoises. C’est dans ces circonstances que l’on se rend compte que le Québec devrait adopter une stratégie d’implantation de l’économie circulaire, comme l’ont fait le Japon et l’Allemagne qui exportent leurs expertises en technologie verte à travers le monde. Le Québec doit se doter de nouvelles mesures pour devenir un acteur important et concurrentiel en matière de technologie propre. Bref, si le gouvernement décide de prendre les mesures pour une stratégie d’implantation de l’économie circulaire, il sera le précurseur d’une nouvelle marque de commerce pour notre province. Donc, serait-il possible d’appliquer le modèle économique circulaire? La réponse est oui, mais encore là, est-ce que le gouvernement est prêt à prendre les mesures? Seul le futur nous le dira.

    #1526 Réponse

    Pierre Racicot
    Administrateur

    Responsabilité des dirigeants
    Antonin. Hier soir à la télévision de Mme Royal, ministre responsable de l’environnement du gouvernement français, a fait une excellente entrevue à Radio-Canada. Elle a insisté sur la nécessité de relever le défi que représente l’urgence climatique. Elle voit dans cette lutte une occasion pour sortir l’Europe de la crise économique. Il est dommage que le lien avec l’économie circulaire n’ait pas été fait. J’espère que ce n’est qu’une question de temps pour que les dirigeants extérieurs s’engagent au développement de l’économie circulaire tirant ainsi vers le haut nos dirigeants par effet domino. D’ailleurs le G7 indiqué à nos gouvernants la voie à suivre : Zéro effet de serre. C’est un pas de géant dans la bonne direction.
    Projet de société
    Je pense qu’en abordant l’économie circulaire comme projet, nous pourrons venir à bout de notre administration par programme et déverrouiller les règlementations désuètes pour les remplacer par des règlements pour rendre plus efficace le développement de l’économie circulaire.
    Louer l’usage plutôt que de l’acheter
    Les compagnies programment la fin de vie de nos électro-ménagers. Il serait intéressant d’étendre le modèle des compagnies comme Xérox et Ricoh qui louent les imprimantes, assurent le service d’entretien et les récupèrent en fin de vie utile. Ainsi elles ont intérêt à produire des machines de qualité, très résistantes et faciles à démonter.
    Culture de la mesure
    Un des facteurs de mobilisation de la population serait qu’une ville ou une mrc établisse un tableau de bord en matière d’environnement afin que tous puissent évaluer et parfois les reculs.

    #1527 Réponse

    Pierre Racicot
    Administrateur

    Jeanne.
    Leviers de l’économie circulaire

    Tu identifies très bien plusieurs leviers pour le développement de l’économie circulaire : la R&D, la coopération, la concertation internationale et la loi-cadre
    La R&D
    En fait la R&D est le moteur de l’économie circulaire. C’est par elle que nous levons les verrous technologiques. C’est par elle que nous produiront des technologies et des procédés que nous n’aurions pas trouver dans la logique de l’économie linéaire.
    La concertation planétaire
    Hier, le G7 a enfin envoyé le message que nous devions viser Zéro émission. Les membres ont ainsi forcé la main de M Harper qui n’aura d’autre choix de suivre la parade.
    Loi de l’économie circulaire

    L’avantage d’une telle loi est : 1- qu’elle donne un cadre aux lois qui ont une incidence sur la protection de l’environnement; 2- fixe les orientations et les priorités collectives; 3- définit les rôles de chacun (université, villes, entreprises, citoyens); 4- crée des tribunaux spécialisés en matière d’économie circulaire.

    #1528 Réponse

    Claude Harvey

    Concept flou, semble peu enraciné dans les réalités des organisations et des entreprises. Peut parfois être perçu comme une « patente » d’universitaires déconnectés de la réalité. La notion d’économie circulaire devrait s’appuyer non seulement sur la recherche fondamental mais aussi sur la recherche appliquée qui est en mesure de trouver les applications concrètes à son déploiement. La notion est extrêmement intéressante dans les colloques intellectuels avec de grands experts charismatiques mais tant qu’il n’y aura pas de réalisations concrètes liées au concept, l’économie circulaire tournera en rond. À noter que je suis membre fondateur du VRIC et que ma contribution se veut un plaidoyer pour l’action et un appel à sortir des cercles fermés de la haute réflexion uniquement.

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